Vous croyez au hasard ? Aux coïncidences ? Aux signes du destin ? Aux clins d’œil divins ?
Moi, oui. Depuis des années. J’ai pour habitude de dire que rien arrive par hasard et qu’il y a toujours une raison à tout.
D’ailleurs, si le nom de domaine n’était pas déjà pris, j’aurais appelé mon blog Serendipity. Ce mot anglais signifie « heureux hasard ». Le mot « sérendipité » a même été créé en français.
Mais je m’égare.


Chaque année, début janvier, je m’écris une lettre destinée à la Christel de l’année suivante, à la Christel du futur. Je fais le bilan sur les mois passés, je me donne des conseils et je note mes aspirations pour l’année à venir. Puis je range ce mot de moi à moi avec les décorations de Noël. Par conséquent, je redécouvre mes écrits 11 mois plus tard quand je fais le sapin et je fais le point. Je constate quelques réussites et progrès. Mais aussi quelques ratés.
Cette fois, outre la déception et une sentiment de nullité, me retourner sur l’année 2021 a été un choc et j’espère que le constat que je vais être obligée de tirer de mon incapacité à lâcher prise va être un électrochoc car si ce n’est pas ce qui découle de ce que je viens de relire, c’est que je suis une cause perdue.
Pour faire court, j’ai une belle-fille de presque onze ans. J’aurais souhaité l’aimer comme ma propre fille mais pour cela il aurait fallu qu’elle ait dans la vie une autre projet que de tout faire pour qu’on la déteste. Je dois bien admettre qu’elle se montre déterminée dans son dessein et qu’elle n’est pas le genre à lancer des paroles en l’air qui resteraient lettres mortes.
Son attitude et celle de sa mère car je refuse de penser qu’on peut être aussi retors sans soutien, encouragements et conseils, sont à vomir. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut avoir si jeune un tel besoin, une telle envie de nuisance. Quand je pense à ce que sa psychologue nous a dit : « Elle ne ressent pas les émotions mais elle sait ce qu’elle devrait ressentir donc elle les mimes. Elle sait que ce qu’elle fait est mal et elle en retire de la satisfaction », je me dis que ce n’est pas prêt de s’arranger.

Donc sur ce sujet, dans ma lettre écrite le 10 janvier 2022, je m’exhortais à lâcher prise, « à prendre mes distances, à en mettre » afin de « ne pas faire d’elles des tumeurs car il en va de mon équilibre et de ma santé mentale ». Autant vous dire que cela a été un échec monumental.

Comble de l’ironie, j’ai appris cet été que j’avais un cancer de la thyroïde déjà bien installé avec une multitude de ganglions qui dans la version cancer de la thyroïde ne sont rien d’autres que…
Vous devinez la suite ?
Je vous le donne dans le mille : des tumeurs.
Alors hasard ou coïncidence ?
