En tête à tête avec moi-même.

Mars 2020

Une nuit très chaotique. Le bonheur d’avoir un mental qui ne connaît ni le mode « veille » ni le mode « off ». Il brasse, tourne et retourne. J’admets que cela peut avoir un côté pratique mais c’est aussi usant. 😴

Ce que j’ai décidé d’entreprendre m’angoisse profondément. Je me sens oppressée. Faire face à ses démons, à ses traumatismes, à ses blessures, à ses peurs n’a rien d’évident.

Regarder en face ce que je suis me terrorise. J’ai peur que cela me change, que cela m’éprouve alors que je fais ce travail pour évoluer, avancer et que bien évidemment des larmes vont couler. Des larmes de douleur, de frustration, puis certainement de libération. Je me sens aussi un peu ridicule… .

En tête à tête avec moi-même.

Observer, constater est aisé, analyser, disséquer, affronter l’est moins. Je me connais et me sais drôle, amusante, vive, intelligente, divertissante,… Là, je dois me pencher sur le côté obscur de la force car oui, j’ose espérer que la douance et l’hypersensibilité peuvent être une force et un atout. 🤞🤞🤞🤞 Je me suis donnée l’objectif d’écrire et de poster tous les jours afin de m’obliger à faire ce travail et à avancer. Mais le spectre de l’échec, de ne pas m’y tenir, d’abandonner fait déjà son apparition.
Je me mets la pression, ou elle s’y met toute seule donc ça m’angoisse. Ça m’angoisse donc je procrastine. Je procrastine donc je culpabilise. Je culpabilise donc j’angoisse. Vous voyez le cercle vicieux ?

L’impression d’être une velléitaire incapable de se tenir à un projet et d’aller au bout des choses : pour l’estime de soi, on a connu mieux !

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